En vérité, je vous le dis.
Je n’ai plus le coeur de me battre.
Contre les moulins, les incendies.
Les imbéciles et les indécis.
Les importants, les p’tits nantis.
Les preneurs, les vrais ennemis.

En vérité, je vous le dis.
Je n’ai plus le coeur de me battre.
Contre la clique des magiciens.
Et les géants sur le chemin.
Les grands parleurs, les p’tits génies.
Les bien-pensants et leurs amis.

Car sous les larmes l’armure se rouille.
Mes vieilles chimères me foutent la trouille.
Mon chien est mort.
Mon cheval aussi.
So long, goodbye.
Et c’est fini!

En vérité, je vous le dis.
Je n’ai plus le coeur de me battre.
Contre les monstres de la folie.
La peur, la mort et l’inertie.
Les immobiles, les endormis.
Les avaleurs de belles menteries.

En vérité, je vous le dis.
Je n’ai plus le coeur de me battre.
Contre le vent, contre les méchants.
Mangeur de vie, mangeur de temps.
Les pauvres cons, les faux-savants.
Les faux-culs et les faux semblants.

Car sous les larmes l’armure se rouille.
Mes vieilles chimères me foutent la trouille.
Mon chien est mort.
Mon cheval aussi.
So long, goodbye.
Et c’est fini!